Clément Sibony

Devenu cinéphile sous l'influence de sa sœur, Clément Sibony connaît sa première expérience de comédien à 14 ans, pour un téléfilm de Magali Clément, Des Cornichons au chocolat. Élève au cours de théâtre de Blanche Salant et Paul Weaver, il fait sa première apparition au cinéma en 1994 dans Emmène-moi de Michel Spinosa.
Clément Sibony trouve son premier rôle important, celui d'Andrea, un pizzaïolo fasciné par le luxe et la vie facile, dans Déjà mort, récit d'une descente aux enfers réalisé en 1998 par le metteur-en-scène alors débutant Olivier Dahan. Pote de Jalil Lespert dans Un dérangement considérable (1999) l'acteur joue avec la complicité de Clotilde Courau dans Promenons-nous dans les bois (2000) : un slasher français.
Le charisme de l'acteur va jouer un rôle prépondérant dans les rôles qu'on lui propose, au risque peut-être même de l'enfermer un peu. Il charme Isabelle Carré dans L'Envol (2000), est fou amoureux d'une Audrey Tautou érotomane dans À la folie... pas du tout, puis il joue même les sex-symbols aux côtés de Romain Duris dans Osmose. Il partagea la vie d'Isabelle Carré pendant quelques années après ces tournages. Les deux acteurs sont aujourd'hui séparés.
L'acteur poursuit toujours sa carrière de séducteur mais préfère apparaître dans les comédies d'auteur indépendantes. Après avoir joué les réalisateurs en herbe dans le très enjoué Ze Film (2004), il partage l'affiche avec Emmanuelle Béart et Charles Berling dans Un fil à la patte (2004) en séduisant la jeune Sara Forestier. L'acteur se retrouve ensuite de Charles Belmont pour la comédie de mœurs Qui de nous deux (2005) où il incarne le charismatique "R." : fantasme masculin de la jeune actrice Salomé Blechmans. La même année, il apparaît aux côtés de Sophie Quinton transformée en bonne sœur innocente et Nicolas Duvauchelle dans le très acclamé Avril du réalisateur échirollois Parallèlement il se fait un nom au théâtre, au côté encore de Clotilde Courau, dans la pièce de Bernard Shaw La Profession de foi de Madame Warren mise en scène en 2004 à la Comédie des Champs-Élysées par Michel Fagadau.

