Vincent Cassel
Vincent Cassel
Né le 23 novembre 1966 à Paris, Vincent Cassel se prédestine tout naturellement vers les métiers de la scène. Le choix de la scène à proprement parler est plus difficile. Il suit les cours de chant de Suzanne Sorano et les cours de cirque d’Annie Fratellini. C’est à l’Actor’s Institute de New York et à l’Atelier International de Théâtre, puis dans la troupe de Jean Perimony qu’il apprend le métier d’acteur. Et c’est vers cette branche qu’il se dirige. On le voit alors au théâtre, dans Les oiseaux, Le théâtre de foire, Bistro, Le pointeur, ainsi qu’à la télévision dans plusieurs téléfilms La belle Anglaise, Dose mortelle (1993)
Le cinéma retiendra finalement ses faveurs avec des débuts, en 1988, sous la direction de Didier Kaminka dans la comédie Les Cigognes n'en font qu'à leur tête (1988) Vincent enchaînera ensuite plusieurs rôles mineurs, mais c’est sa rencontre avec Mathieu Kassovitz, au début des années 90, qui sera décisive, puisque, après un rôle sencondaire dans Métisse (1993) il lui propose de jouer le personnage du skinhead violent et pathétique de La Haine (1995) pour lequel il sera nommé aux César, conjointement en tant que Meilleur acteur et Meilleur espoir masculin (fait assez rare pour être souligné).
Désormais connu d’un large public, Vincent Cassel n’arrête plus de tourner, alternant, les rôles en anglais (Jefferson in Paris, 1994) et les films français d’auteur : il est le mari trompeur de Karin Viard dans Adultère (mode d'emploi) (1995) et l’amant éternel de Monica Bellucci dans L'Appartement (1996) qui le révèle au public international suite au succès inattendu de ce premier film intimiste signé Gilles Mimouni. Retrouvant régulièrement sa fiancée Monica Bellucci (à la ville) à ses côtés au cinéma déjà dans L'Appartement (1996) puis dans la comédie "travestie" Embrasse-moi Pasqualino ! (Come mi vuoi) (1995) ainsi que dans le polar marseillais Méditerranées (1996), ils formeront à nouveau un redoutable couple de terroristes, sortes de croisés anti-flics, dans le violentissime Dobermann (1996) de Jan Kounen.
Jeune acteur français à portée internationale, aussi à l’aise dans un registre intime que dans le film d’action à grand spectacle ou la fresque historique, Vincent Cassel incarne un Duc d’Anjou très porté sur la bagatelle dans Elizabeth (1998) et Gilles de Rais dans le Jeanne d'Arc (1999) de Luc Besson.
Il a depuis tourné, aux côtés de son pote Mathieu Kassovitz et de Nicole Kidman, une comédie américaine, Nadia (Birthday Girl) (2001) et s’est également exilé un temps en Angleterre pour la comédie farfelue Hôtel Paradiso : une maison sérieuse (Guest House Paradiso) (1999).
En France, Vincent Cassel devient tranquillement un des jeunes acteurs les plus demandés du cinéma national, un de ces comédiens fiables sur les noms desquels des projets coûteux peuvent désormais se monter. C’est le cas des Rivières pourpres (2000) ou bien du Pacte des Loups (2000) de Christophe Gan.
Outre son incarnation d’un ex-taulard qui vient aider une jeune femme à se venger de sa société dans Sur mes lèvres (2001) Vincent Cassel a retrouvé Monica Bellucci sur le tournage d’Irréversible (2002) de Gaspar Noé, le film scandale du Festival de Cannes 2002 à cause d’une longue et insoutenable scène de viol.
Toujours en 2002, sous la direction de Jan Kounen, il joue dans le film Blueberry - L'expérience secrète (2002) puis retrouve la France en 2003 avec le thriller d’espionnage Agents secrets (2003)
En 2004, Steven Soderbergh lui propose de se frotter à la bande de Danny Ocean dans Ocean's Twelve (2004) ce qu’il accepte sans même lire le scénario.
On l’a vu très récemment dans Sheitan (2005) de Kim Chapiron. Il a prêté sa voix à la version française de Shrek (2001) d’Andrew Adamson, Vicky Jenson et Scott Marshall, Robots (2004) de Chris Wedge et L'Age de glace (2002) de Chris Wedge et Carlos Saldanha. Il a depuis retrouvé son personnage sur L'Age de glace 2 (2005)

